
Le Modèle Neuro-Affectif Relationnel (NARM)®
Qu'est-ce que le
NARM® ?
Le Modèle Neuro-affectif Relationnel (NARM) est une approche psychothérapeutique qui vise spécifiquement à traiter les traumatismes du développement, également appelés "traumatismes complexes" (C-PTSD) survenus dans l’enfance. Ce modèle relationnel et émotionnel s’appuie sur des éléments des thérapies psychodynamiques, cognitives, de la Gestalt, de la pleine conscience, qu’il articule avec les apports des neurosciences affectives et d’approches basées sur la régulation du système nerveux.
La thérapie NARM vise à restaurer notre capacité naturelle à être connecté.e à notre corps, à nos émotions et aux autres. Elle s’intéresse à la manière dont nos expériences relationnelles précoces peuvent influencer, encore aujourd’hui, notre façon d’être en relation avec nous-même, avec les autres et le monde.
L’approche NARM s’intéresse à la manière dont, dans notre enfance, nous avons parfois appris à nous couper de certaines parts de nous-mêmes pour pouvoir nous adapter à notre environnement relationnel. En tant qu’enfant, lorsque de façon répétée nos besoins fondamentaux ne sont pas suffisamment nourris, nous pouvons mettre en place, souvent inconsciemment, des stratégies qui nous permettent de continuer à nous développer tout en préservant le lien avec notre environnement familial.
Ces stratégies ont pu être profondément utiles à un moment de notre vie. Elles peuvent cependant continuer à se manifester à l’âge adulte, alors qu’elles ne sont plus adaptées à notre vie actuelle. Elles font alors profondément obstacle à notre capacité à nous sentir vivant.es et en lien et nous impactent au niveau psychique, physiologique et relationnel.
Quelques exemples de stratégies d’adaptation
Ces stratégies peuvent notamment se manifester par :
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avoir du mal à sentir son corps ou à identifier ce que l’on ressent ;
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avoir du mal à reconnaître ses propres besoins ;
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ne pas oser exprimer ses besoins, ses envies ou ses limites ;
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éprouver facilement de la honte ou de la culpabilité ;
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avoir tendance à faire passer les autres avant soi ;
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avoir du mal à faire confiance aux autres ;
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être très indépendant·e et avoir du mal à demander de l’aide ;
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avoir le sentiment de devoir tout gérer seul·e ;
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avoir du mal à être pleinement en lien avec son cœur, son corps et sa sexualité.
Ces façons de fonctionner ne sont pas des défauts. Elles peuvent être comprises comme des réponses adaptatives qui ont eu leur raison d’être dans un contexte relationnel donné. Lorsqu'elles persistent à l'âge adulte, elles témoignent du coût que ces adaptations ont pu avoir sur nous.


Pourquoi parle-t-on de traumatisme complexe ?
Le traumatisme du développement, ou traumatisme complexe, ne correspond pas à un événement unique et clairement identifiable. Contrairement au traumatisme de choc, il s’agit moins d’événements isolés que du contexte familial : la « marinade relationnelle » dans laquelle l’enfant baigne. Le traumatisme complexe se construit progressivement dans le contexte relationnel dans lequel l’enfant grandit : manque de disponibilité émotionnelle, négligence, insécurité, exigences importantes, critiques répétées, amour vécu comme conditionnel, ou encore difficulté à recevoir une réponse adaptée à ses besoins.
Ce qui rend ce traumatisme complexe, c’est qu’il survient au sein même des relations dont l’enfant dépend pour grandir et se sentir en sécurité. L’enfant se retrouve alors face à un dilemme profondément existentiel : les personnes dont il dépend pour grandir et se sentir en sécurité sont aussi celles auprès desquelles il peut faire l’expérience de la souffrance. Comment continuer à aimer, à appartenir et à dépendre de ces personnes lorsque quelque chose, dans la relation, fait si mal ? Si l'environnement familial est insécurisant et qu’exprimer sa vérité menace la relation avec ses figures d’attachement, l’enfant va alors, pour survivre, privilégier son besoin fondamental de connexion et de protection de la part de ses parents, souvent au prix de sa propre vérité.
Face à une situation qu’il ne peut ni fuir ni comprendre pleinement, l’enfant apprend alors à se déconnecter de certaines dimensions de son expérience — cognitives, émotionnelles et/ou corporelles — afin de préserver le lien et une image positive de ses parents, coûte que coûte.
Ces adaptations peuvent alors devenir des façons de fonctionner qui se prolongent à l’âge adulte, et sont souvent perçues comme une deuxième nature. La thérapie NARM vise justement à nous aider à nous dégager progressivement de ces apprentissages qui ont longtemps guidé notre manière d’être au monde, afin de retrouver petit à petit notre première nature, plus libre, plus vivante et plus authentique.
À qui peut s’adresser un accompagnement en NARM ?
Une thérapie NARM peut être particulièrement pertinente lorsque vous avez le sentiment de vous retrouver régulièrement dans certains schémas relationnels, de vous couper de vos besoins ou de vos émotions, d’avoir du mal à poser vos limites, à faire confiance ou à demander de l’aide.
Elle peut aussi s’adresser à celles et ceux qui ressentent une difficulté à être pleinement en lien avec eux-mêmes, avec leur corps ou avec les autres, sans toujours comprendre pourquoi.
Il n’est pas nécessaire d’avoir vécu un événement traumatique clairement identifiable pour que ces questions aient du sens. L’accompagnement peut partir simplement de ce qui, aujourd’hui, vous fait souffrir, vous limite ou vous donne envie de vivre autrement.
Comment la thérapie NARM soutient-elle la reconnexion?
L’approche NARM met l’accent sur les ressources et l’élan vital présents en chacun·e de nous, quels que soient les événements que nous avons traversés.L’objectif n’est pas de revenir au cœur du traumatisme ni de revivre les événements du passé.
En NARM, nous allons plutôt nous intéresser à ce qui fait blocage dans le présent. À partir de ce que vous vivez aujourd’hui, nous explorons ensemble la manière dont certains mécanismes d’adaptation continuent à se manifester dans votre vie actuelle — et parfois même au cours de la séance.
Une approche fondée sur la curiosité
L’exploration relationnelle que nous allons faire ensemble s’appuie sur une posture de curiosité : plutôt que de considérer certaines de vos réactions comme des défauts à corriger, nous cherchons à percevoir ensemble la sagesse qu’elles révèlent. Ce qui peut aujourd’hui vous faire souffrir ou vous limiter a souvent eu du sens dans votre histoire. Il ne s’agit donc pas de lutter contre ces mécanismes, mais de pouvoir progressivement les observer avec davantage de conscience et de compassion.
La thérapie NARM est une approche fondamentalement non pathologisante et non jugeante.
En NARM, nous accordons également une place importante à la conscience somatique, c’est-à-dire à la capacité à ressentir ce qui se passe dans son corps et à s’y orienter.
Le corps peut nous donner accès à une expérience qui ne passe pas par les mots ou la pensée.
En apprenant progressivement à sentir ce qui se passe en nous, nous pouvons retrouver davantage de contact avec notre monde intérieur. Cette reconnexion peut permettre de construire une relation à soi plus juste et plus soutenante : sentir que l’on existe, que l’on peut prendre sa place, qu’on a le droit de ressentir, de choisir.
Une attention particulière au corps

Qui sommes-nous vraiment ?
L’approche NARM, avec beaucoup de patience et de douceur, aborde la honte toxique souvent associée aux traumatismes du développement.
Ensemble, avec une curiosité authentique, l’accompagnement en NARM permet d’explorer qui nous sommes, au-delà de la honte et du rejet de nous-mêmes.
L’exploration proposée vise à retrouver progressivement davantage de connexion à soi, à ses ressources et à sa capacité à agir dans sa vie et pour son bien :
pour pouvoir être enfin « de son côté ».